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La découverte du Grand Blanc

Le pôle Nord est toujours mythique à la fin du 18e siècle. Quoique le navigateur James Cook ait parcouru la banquise sur plus de 4500km, en longeant son bord, personne n'a encore pénétré dans ce monde hostile des glaces. Tout est encore à explorer, à cartographier, on ne connaît encore rien de la vie là-bas, des espèces animales et végétales qui peuvent y exister. C'est la Grande-Bretagne, dans son désir d'accroître sa puissance, qui finance, dès 1815, une expédition afin de s'assurer d'une priorité sur les eaux polaires. Il faut toutefois attendre 1819, pour que l'explorateur William Parry atteigne le détroit de Lancaster et commence à y faire des observations qui seront ensuite poursuivies par ses successeurs anglais. Bientôt, Américains, Hollandais, Français et navigateurs du monde entier se lancent à la conquête des pôles. Il s'agit du plus grand challenge d'exploration que l'homme a connu jusque là, et avant qu'il ne se décide à conquérir l'espace.

Il semble que ce soit l'Américain Frederick Cook qui y ait mis pied le premier en avril 1908. Cependant, un autre Américain, Robert Peary prétend avoir foulé la terre de glace légendaire en avril 1909. Comme on ne revit l'explorateur Cook qu'à la mi-avril 1909, on se demande encore lequel des deux est véritablement arrivé le premier au Pôle Nord, et s'ils y sont jamais parvenus d'ailleurs, puisque l'un et l'autre ont avancé des faits, considérés comme erronés par la suite.

Quoiqu'il en soit, les spécialistes retiennent davantage les noms de Roald Amundsen et Umberto Nobile à titre de véritables pionniers puisqu'ils sont parvenus à survoler la région à bord d'un dirigeable, le Norge, en mai 1926. Une foule d'expéditions se succèdent alors en espérant creuser toujours davantage pour trouver l'emplacement exacte du pôle Nord. Jusqu'à l'anglais Wally Herbert qui s'en approche avec le plus de précision, grâce à son incursion en traineau tiré par des chiens, en avril 1969.

Du côté français, c'est à Jean-Baptiste Charcot, fils du neurologue, que l'on doit d'avoir initié une véritable tradition de l'aventure polaire. De 1903 à 1936, date à laquelle il a péri dans le naufrage de son navire le Pourquoi Pas ?, Charcot a organisé plusieurs expéditions navales en eau polaire. Ses bateaux, équipés de laboratoires, assez sophistiqués pour l'époque, ont permit à son équipage des observations inestimables, reconnues par la communauté scientifique entière. Charcot installa même en 1934 une mission d'observation ethnologique en terre Inuite, dirigée par Paul-Émile Victor, lequel reprendra à la suite de Charcot, la plupart des expéditions françaises dans le pôle Nord. À partir des études de cette mission, le monde entier prend connaissance de l'existence de ce palais de glaces et de ses habitants fascinants, de sa faune extraordinaire, de sa flore singulière.

Depuis les années 1980, on retient surtout les expéditions du Canadien Richard Weber dans l'univers Arctique. Il est l'instigateur de plus d'une quarantaine d'expéditions à ce jour et le premier à avoir atteint le pôle Nord sans ravitaillement avec son équipe et une vingtaine de chiens. En 1995, en compagnie de son ami Mikhail Malakhov, ils sont les premiers humains à atteindre, sans assistance le pôle Nord et à en revenir vivants. Personne n'a encore pu répéter cet exploit.

Aujourd'hui, toute la communauté scientifique a les yeux rivés sur l'Arctique et son réchauffement progressif. La fonte des grands glaciers est à l'origine des pires craintes du monde scientifique. Il s'agit de la pire des catastrophes écologiques envisagées. Non seulement le dégel des grands glaciers entraînera l'éradication de nombreuses espèces animales, telles que l'ours polaire, mais changera complètement la donne environnementale de la planète. Le niveau des mers et océans augmentera sensiblement d'une part, mais les risques d'ouragan, de cyclones, de tornades, de sécheresse, de canicule, etc., augmenteront dangereusement, d'autre part, menaçant la vie sous toutes ses formes.

Face à cette nouvelle éventualité, de nouveaux types d'expéditions sont mis en oeuvre dans les régions polaires afin de trouver des solutions pour ralentir le processus de fonte des glaciers mais aussi dans le but de sauver ou de préserver ce qu'il sera possible de soustraire à cette tragédie. Souhaitons que les gouvernements ainsi que les grandes multinationales, réagissent et entreprennent des mesures de protection de l'Arctique pour éviter des dégâts qui seront, hélas, irréversibles et qui priveront la planète d'un écosystème vital pour sa survie...

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