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Histoire de la médecine

Le désir de soigner la souffrance du corps a toujours existé depuis que l'homme en a pris conscience. Dès l'Antiquité, l'on tentait de guérir les maux du corps avec les plantes, les prières, les rites sacrés ou encore la sorcellerie. En Chine, 3000 ans av. J.-C., on connaissait déjà les principes du flux vital et des méridiens. L'acupuncture serait apparue à cette époque dans les civilisations asiatiques et l'on faisait déjà état d'individus occupant les fonctions de pharmaciens.

En Égypte, la médecine est pratiquée depuis aussi longtemps qu'en sol Chinois mais elle est dispensée par des individus formés spécifiquement pour cette fonction. Les médecins égyptiens obéissent à un code précis et encourent des sanctions graves en cas de faute ou de manquement à leur profession. Les Égyptiens de cette époque guérissent grâce à des potions, des philtres, des emplâtres, des sutures et même des chirurgies. Il est clair que l'art de l'embaumement leur donne une certaine connaissance du corps humain, mais ce savoir reste étroitement lié aux croyances divines du moment, comme en fait foi le code médical d'Hammurabi, autour du 18e siècle av. J.-C.

Ce sont les Grecs qui posent définitivement les bases de la médecine dans une perspective scientifique, la dissociant de la magie et des cultes divins. On impute à Pythagore les premières idées fondatrices d'une pensée médicale scientifique mais c'est à Hippocrate que revient le mérite d'en avoir écrit les préceptes grâce à son célèbre serment. L'homme impose alors que toute intervention médicale doit être faite conséquemment à l'observation de manifestations symptômatiques ou de phénomènes réels et vérifiables. La maladie n'est plus le fait de quelque dieu furieux ou de quelque déesse vengeresse, désormais.

Vient ensuite le Romain Galien, au 2e siècle de notre ère, qui pousse un peu plus loin les bases établies par Hippocrate. Il met en place une méthode qui construit le diagnostic depuis des observations anatomiques et physiologiques, créant ainsi des paramètres symptomatiques répondant à des analyses précises.

Ces avancées de la pensée médicale s'immobilisent toutefois pour toute la période du moyen-âge. On note qu'à cette époque, seuls les peuples sous confession islamique ont progressé en matière de médecine, notamment avec des médecins visionnaires tels que Avicenne (il a écrit un Canon qui recense toutes les maladies connues à ce jour et qui sera la référence médicale pour des siècles ensuite) et AbulCassis. On sait par ailleurs qu'une école de médecine laïque a vu le jour au 11e siècle à Salerne. Dirigée par les laïcs qui y enseignent, l'école est assez libérale pour permettre à une femme, une certaine Tratula, auteure d'un ouvrage traitant de gynécologie et d'obstétrique, d'y occuper une chaire.

Les peuples occidentaux, totalement soumis aux dogmes de l'Église, sont maintenus dans l'ignorance et dans la souffrance, persuadés que le moindre de leurs maux leur est directement infligé par leur Dieu de justice et de miséricorde. Des écoles de médecine sont néanmoins fondées (Bologne 1188 ; Valence 1209 ; Oxford 1214 ; Montpellier 1220 ; Padoue 1228, etc) mais elles sont freinées dans leurs recherches, se pliant ainsi aux exigences du clergé qui les administre.

La Renaissance permet de jeter un nouvel éclairage sur la médecine. Les médecins tablent désormais sur l'anatomie et la dissection pour comprendre le fonctionnement du corps humain. Les vols de cadavres dans les cimetières deviennent monnaie courante chez les étudiants en médecine mais les conclusions qu'on en tire, précisément sur la circulation sanguine, le coeur ou l'appareil génital, par exemple, donnent aux chercheurs des possibilités de traitement impensables jusque là. Le célèbre chirurgien Ambroise Paré (1509-1590) écrit ses nombreux traités de chirurgie à cette époque, grâce à ses observations sur les blessures par balles.

Pendant les 17e et 18e siècles, les sciences médicales vont stagner, en partie à cause des querelles philosophiques opposant différents courants de pensée, en outre le spiritualisme, la pensée cartésienne, le matérialisme. Mais les scientifiques du 19e siècle reprennent le flambeau avec des découvertes fondamentales et ce sont les Laennec (auscultation), Marie et Pierre Curie (corps émetteurs de radiations), Pasteur (microbiologie), Koch (bactériologie), Bernard (physiopathologie), et tant d'autres, qui apportent à l'humanité toute entière des remèdes et des traitements jusque là inimaginables.

Aujourd'hui, grâce à la détermination de ces humanistes scientifiques, on peut presque affronter et guérir le pire en matière de maladie. À force de jouer les apprentis sorciers, les chercheurs en médecine ont même dépassé tout ce qui était envisageable en débouchant sur des possibilités de clonages. Toutefois, les multinationales pharmaceutiques gardent le monopole absolu de ce qui peut être marchandable, ou non, en terme de médicaments et ne lancent sur le marché que ce qui rapporte le plus financièrement. Bien des maladies seraient traitables actuellement sans ce constat. Aussi, on peut légitimement se questionner sur le véritable enjeu des avancées médicales de demain : sauver des vies ou engraisser les coffres des multinationales ??? À voir...

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