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Petite histoire du design

La révolution industrielle a bouleversé le quotidien de millions de gens. Indissociable de cette période, le design est alors né dans l'espace domestique de ces individus. Il incarne une sorte de concept de la présentation. Forme, couleur et côté pratique sont mis en évidence pour cadrer à la perfection dans un quotidien empreint du modernisme industriel. C'est la vie comme dans un catalogue ! Histoire du design Le design c'est aussi le style, l'image d'un objet, ce qui fait son originalité, sa particularité. Dans une perspective plus globale, le design correspond à la façon d'aménager un espace, de lui apporter une personnalité singulière ou de l'identifier par une signature. Il marque un espace donné pour en faire un endroit représentatif des individus qui l'occupent. En d'autres termes, le design qualifie l'acte conceptuel ou le dessin d'un objet, d'un vêtement, d'un type de décoration, etc.

Dès les années 1850, les grands industriels se lancent dans la course au design. Dorénavant, le mot d'ordre est d'allier efficacité, esthétisme et quantité. On souhaite créer un modèle de qualité, agréable à l'œil et accessible au plus grand nombre. L'Autrichien Michael Thornet, entre 1859 et 1930, vendra plus 50 millions d'exemplaires de sa fameuse chaise "bistrot", assemblée à la chaîne par un simple procédé de vissage. Mais c'est quand même à l'Américain Henry Ford que revient le prestige d'avoir popularisé la chaîne de montage grâce à son inégalable "Ford T". 15 millions de ces petits bijoux à quatre roues seront écoulés entre 1909 et 1926. L'importance de la marque s'inscrit désormais dans les mécanismes de consommation des individus. La compagnie allemande AEG le comprend illico et désigne l'architecte Peter Behrens (1868-1940) pour dessiner ses produits, "revamper" son logo, penser son marketing et ses emballages, créer sa publicité. Un nouveau pas vient d'être fait dans l'approche conceptuelle de la consommation de masse.

Dès le début du 20e siècle, c'est l'éclatement dans la conception des objets. Les artistes se prêtent au jeu de l'industrialisation en créant de nouvelles tendances, lesquelles se retrouveront dans les foyers de tous ceux dont le budget le permet. Gerrit Rietveld (1888-1964), Piet Mondrian (1872-1944), tous deux du mouvement hollandais De Stijl, ainsi que Marcel Breuer (1902-1981), issu du Bauhaus, participent à cette vague où la recherche artistique se met au service du quotidien et de l'environnement social.

L'ère de l'art déco s'impose doucement au début des années 1920. On croit résolument qu'il faut entrer de façon pratique dans la modernité. On prône alors une utilisation différente des matériaux dans le but de productions en série de qualité. C'est l'architecte designer Jean Prouvé (1901-1984) qui le premier avance l'idée d'une maison construite à partir d'une base métallique, afin de fabriquer des modèles en série, parfaitement habitables, et à un prix défiant toute concurrence.

Au cours des années 1930, les industriels comprennent rapidement que le design d'un produit est garant de son succès. On mise alors davantage sur le look, sur les formes aérodynamiques, associées à l'idée de modernité. Ainsi naissent de nombreux gadgets domestiques aux profils effilés. Par ailleurs, dans un souci d'économie, les constructeurs de voitures misent, pour leur part, sur la fabrication de modèles peu coûteux. La fameuse Coccinelle de Volkswagen voit le jour en 1936, sur la planche à dessin de Ferdinand Porsche (1875-1951). Ce sera l'un des plus forts symboles associés à la consommation massive.

Après la Seconde Guerre mondiale, les articles domestiques que l'on retrouve dans la plupart des foyers deviennent des objets culturels. Parce qu'il y a engouement pour ces gadgets nouveaux, des chercheurs tentent de trouver d'autres moyens de fabrication, encore moins chers, encore plus attrayants pour le consommateur. Les découvertes pendant la guerre donnent de bons résultats : les Allemands élaborent la formule d'un caoutchouc artificiel, le Buna-S, alors que les Américains inventent le nylon. Dans la foulée, on trouve les processus de fabrication du Plexiglas, du polychlorure de vinyle, du polyester armé de fibre de verre, du polyéthylène, du polystyrène et du polyuréthane. Grâce à ces nouvelles matières, les designers imaginent quantité d'articles pratiques, toujours selon les critères d'un fonctionnalisme dominant, et accessibles à la masse.

À l'approche des années 1970, on revoit les concepts stylistiques du produit. De nouveaux mots d'ordre apparaissent : qualité technique, simplicité stylistique, réduction des formats. C'est l'époque de la miniaturisation qui se dessine, particulièrement pour tout ce qui touche aux domaines de l'électronique et de l'informatique. Puis avec les années 1980 qui succèdent, la guerre au fonctionnalisme se déclare ; désormais on veut retrouver un peu de ce cachet ancien qui animait les objets d'une vie propre. On commence à bouder les articles trop minimalistes, les objets dont la froideur exaspère et démoralise. Un "nouveau design" s'impose dans lequel on tente un alliage entre artisanat et production sérielle. En France, c'est le néo-baroque qui triomphe.

Bien que l'on continue d'acheter des produits sortant des usines, la volonté de créer des objets ou des styles plus personnalisés permet aux consommateurs de se distinguer plus nettement grâce à ces nouvelles tendances. Toutefois, ce besoin criant d'un retour vers des matériaux qui créent la chaleur, le confort et la solidité marque bien l'attachement de l'être humain à la terre et à la nature qui l'entoure. Combiné à la conscience de la nécessité d'un recyclage à l'échelle planétaire, ce retour aux sources nous permettra peut-être d'épurer nos habitudes de consommation et d'investir davantage dans ce qui peut transcender les siècles et diminuer la somme de déchets accumulée année après année.

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