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Alexandrie

Lorsque le petit Alexandre succéda à son père, Philippe, en 336 av. J.-C., la Macédoine possédait la plus redoutable force armée du monde Égéen. Plusieurs observateurs de l'époque se gargarisaient de railleries au sujet du jeune empereur et croyaient qu'il resterait sagement sur ses terres à attendre la chute de son empire. Mais le petit Macédonien s'engagea, contre toute attente, dans une incroyable conquête de l'univers et, après avoir triomphé trois fois de Darius III, le roi de Perse, il poursuivit sa route en Égypte, s'attira le respect des prêtres en sacrifiant à leurs dieux et se fit sacrer pharaon.

C'est aux abords du Lac Maréotis qu'il traça, dans le sable, le plan grossier de ce que deviendrait la ville d'Alexandrie avec son célèbre phare, l'une des Sept Merveilles du monde Antique. Confiés à l'architecte Dinocratès, les travaux s'amorcèrent au printemps de l'an 331 av. J.-C. Alexandre n'en vit toutefois jamais le résultat et c'est à Ptolomée que l'on doit la poursuite de son œuvre monumentale. Sous le règne de la dynastie Lagide, dont Ptolémée fut le premier représentant, jusqu'à Cléopâtre trois siècles plus tard, Alexandrie devint un centre culturel et intellectuel de haut niveau. On y construisit jardins magnifiques, musées, palais royal sur la mer, somptueux tombeaux (comme celui d'Alexandre, le Sôma), marchés, théâtres, temples aux dieux et déesses et autres magnificences qui donnèrent à la ville son caractère exceptionnel.

Mais Alexandrie ne serait pas ce qu'elle est sans son Phare mythique, dressé à l'origine sur l'île de Pharos. Cette extraordinaire construction de 135 mètres de hauteur, selon les approximations archéologiques, constituée de pierres blanches, se dressait sur trois étages. Une base quadrangulaire haute de 71 mètres soutenait un second étage octogonal atteignant 34 mètres, sur lequel reposait une sorte de sanctuaire cylindrique de 9 mètres de hauteur, couronné de la statut de Zeus ou de Poséidon ( ?). Cette merveille fabuleuse, selon les gravures que nous connaissons, a dominé la Méditerranée jusqu'au 14e siècle de notre ère. Séismes successifs et affaissement du sol eurent finalement raison de sa solidité. Désormais en ruine, le fameux phare fut livré au pillage du sultan Qaît Bey, autour de 1480, qui en utilisa les ressources matérielles pour édifier sa propre forteresse. Depuis, on multiplie les efforts pour retrouver dans les eaux, au pied du fort Qaîtbey, les vestiges engloutis de cet édifice de légende.

À l'instar de son Phare, Alexandrie avait encore sa grandiose bibliothèque pour faire de sa renommée une affaire connue de tous. Construite en 288 av. J.-C., la plus importante bibliothèque de l'époque, faisait partie d'un vaste complexe aménagé sous les ordres de Ptolémée, qui abritait également un musée, une université ainsi qu'une académie. Véritable temple des sciences et des arts, cette cité dans la cité était le lieu de culte de tous les intellectuels des régions avoisinantes. La bibliothèque doit surtout sa célébrité aux 700 000 ouvrages qui y furent conservés. Ptolémée y fit venir des ouvrages de partout et les fit traduire en grec afin de constituer un fond de collection incomparable dans le monde Antique. En plus de l'accès direct aux manuscrits, les recherches scientifiques s'exécutaient sur le site du musée, qui mettait à la disposition des savants toutes les ressources nécessaires à leurs expérimentations. On peut dire du musée-bibliothèque qu'il fut une sorte de laboratoire précurseur, d'une certaine manière, célébré par tous les érudits de ces temps anciens, dont le concept fut perpétué jusqu'à nos sociétés modernes.

Entre 47 av. J.-C. et 642 ap. J.-C., la prodigieuse bibliothèque d'Alexandrie fut tour à tour incendiée, détruite, reconstruite, détruite à nouveau, reconstruite encore et encore, jusqu'à ce que l'on en vole la plupart des documents pour obéir aux consignes d'un certain calife Omar. Cette explication reste toutefois douteuse car les faits n'en sont relatés que trois siècles plus tard par un auteur chrétien, en des temps où les guerres de religions ne faisaient que commencer.

Aujourd'hui, il ne reste presque rien des splendeurs de l'Alexandrie antique. Que la nostalgie de sa brève renaissance, pendant le 19e siècle, moment de grâce absolu au cours duquel Alexandrie redevint une ville magique avec son ouverture sur le monde, et l'accueil inégalable qu'elle fit à toutes les communautés ethniques, toutes les religions, toutes les langues. Elle fut à cette époque la cité exemplaire du cosmopolitisme.

Aussi pour ceux qui auraient le spleen d'une Alexandrie de légende, le célèbre écrivain Lawrence Durrell a laissé un cadeau inestimable aux lecteurs du monde entier sur cette ville remarquable, son fantastique Quatuor d'Alexandrie…

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